Et la mer en bout du monde

Cabo de Gata : la beauté émergée d’un volcan sous-marin, les pyrolites figées de blanc, extirpées des eaux à force d’être comprimées entre Afrique et Europe, des terres d’oxyde et de lave imbriquée, tout près du phare, à la pointe d’une piste qui s’arrête au fur et à mesure. Les falaises saisissent, les roches s’excavent, se creusent et s’acèrent sous le plafond noir de bourrasques irrespirables. On laisse derrière soi des embruns, le bruit assourdissant du tumulte et le sommet des vagues qui s’abîme dans l’air ; continuer la route, poser un peu plus intimement son regard sur un lieu, profiter de l’accalmie suave de Las Negras et s’enivrer d’une vie de douceur en bord de mer. Un bar échoué sur la plage, habillée de sable et de galets. Il fait doux… puis les reflets d’argent sur la mer à nos pieds.

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400RPX – Rodinal stand. © Elsa Lunghini 2018

Reel_003 - 006_DxO. 2 400TX – Rodinal stand ©Elsa Lunghini 2018

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